Comment je suis devenu prof de sciences, épisode 1 : les mauvais profs

C’est pas vraiment à l’école que ma vocation de prof est née. Et j’adore mon boulot de prof de sciences. Comment expliquer cette belle contradiction ? Grâce aux hasards de la vie, de la passion et du rock’n’roll.

On m’a toujours fait comprendre à l’école que je ne cadrais pas avec le profil du scientifique. La conseillère d’orientation du secondaire me voyait une « carrière d’artiste », non pas pour mes résultats en dessin – la prof jetait mes dessins à la poubelle. Mais plutôt par défaut de bons résultats en sciences. C’est facile de taper sur le système scolaire… mais voici quand même le palmarès des pires profs de science que j’ai croisés en secondaire.

Madame Van E, prof de physique alcoolique. Elle cachait sa petite bouteille d’alcool dans son sac banane et faisait des crises d’angoisse quand il faisait noir. Alors, on passait son temps à la faire stresser.

Monsieur B, prof de physique qui ne préparait pas ses cours et qui passait son temps à nous raconter des trucs étranges.

Madame P, vieille. Ce n’est pas grave en soi d’être vieux, mais c’est le genre de bonne femme qui est née vieille. Vous voyez le genre ? Arrivée sur le tard dans l’enseignement, sa béquille et sa mèche de cheveux blancs nous faisaient dire qu’elle avait été chef des Gremlins ou qu’elle avait travaillé dans une centrale nucléaire. Sa phrase fétiche était « tu n’as pas compris ? Mais il faut être bête pour ne pas comprendre ! »

Oui, à l’école, je me sentais bête. Mais il n’y a pas que l’école dans la vie.

Et ça, c’est pour le prochain épisode.

Remarque : cette série de billets est publiée dans le cadre du projet « blogue ta science » de l’Agence Science presse, « il s’agit d’un projet de promotion des carrières scientifiques auprès des adolescents, par la lorgnette de l’humain : les passions, les rêves et le cheminement professionnel à travers ses obstacles et ses aspirations« , comme l’explique très bien Isabelle Burgun, coordinatrice aux blogues – ah ben ouais, à Québec, « blog » ça se dit « blogue » – à l’Agence Science Presse.

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