Quand on aura 60 ans. Partie 2 : L’heure de l’indépendance au Katanga

Jonathan et Florian se retrouvent après quelques années (pas beaucoup) d’études et réussissent à se faire une place au Katanga grâce à l’exploitation (presque pas honnête) de minerais dans la Province. Mais peu importe, ils se font une place.

II. L’heure de l’indépendance au Katanga

Florian et Jonathan se sont installés dans la province du Katanga où ils exploitent un filon minier qu’ils ont trouvé contre toute attente sur leur parcelle et qui commence à leur rapporter gros ! Mais cette région est aussi la terre natale d’un certain Moïse Katumbi, homme d’affaire et opposant politique de Joseph Kabila avec qui il dispute la présidence de la RDC. Katumbi va mener une révolution dans la province du Katanga à la manière d’un Fidel Castro à Cuba afin que cette province ne soit plus sous domination de la R.D.C et soit indépendante. La province prendra officiellement son indépendance le vingt avril 2023. Grace au pouvoir de Katumbi et de son influence, ce tout nouveau pays désormais appelé la République Populaire du Katanga (RPK) avec pour capitale Lubumbashi, va se développer d’une manière fulgurante aidée par la richesse de son sol. Peu de temps après l’indépendance du pays, Katumbi installe une politique visant à favoriser le développement des entreprises locales et empêchant les entreprises multinationales de s’installer dans le pays. Ainsi, Katumbi va expulser les entreprises étrangères. N’ayant rien à perdre, Florian et Jonathan, déjà installés au Katanga, depuis quelques années dans ce nouvel Eldorado, sauront profiter de cette situation favorable pour leurs affaires, afin de s’enrichir encore plus et avoir une vie encore meilleure.

Malheureusement Florian et Jonathan étant tous deux embourbés dans le trafic illégal de minerais, décident d’investir une partie de leurs revenus pour blanchir l’argent de leur trafic. Ainsi ils vont créer des hôpitaux et des écoles dans le but de rendre aux habitants du Katanga ce qu’ils leurs avaient pris plus tôt ou en tous les cas, une partie. Ils sont désormais considérés comme de saints-hommes dans le pays tout nouvellement indépendant et en manque de héros. De nombreuses statues vont être érigées en leurs noms à la suite des nombreuses actions qu’ils ont mené pour les habitant de la RPK.

Avant la révolution, le Katanga avait une tranche élevée de population qui ne savait ni lire ni écrire, environ 60%. Katumbi met en place des politiques afin de développer l’éducation en RPK. Grâce aux nombreux efforts de ce dernier il réussit à augmenter le taux de scolarisation à 99,999999% jusqu’en 6eme secondaire en rendant l’école obligatoire. Il va ouvrir de nombreuses universités, grâce entre autres à l’argent réinvesti de Jonathan et Florian. Ces universités vont également accueillir des étudiants et des professeurs du monde entier, ces universités seront réputées parmi les meilleures d’Afrique.

Le Katanga a instauré depuis 2007 une politique d’après-mines qui consiste à obliger les entreprises minières à cultiver du maïs et du sorgho dans leurs parcelles. Lorsque l’exploitation sera finie, les entreprises sont priées de planter des cultures destinées à la consommation locale afin de profiter au mieux de la richesse du sol. Malgré le changement de pouvoir de 2023, ces politiques ne changeront pas, ce qui a permis à la RPK de devenir un pays qui peut subvenir à ses besoins et vivre en autarcie. En 2026 la RPK devient le deuxième pays d’Afrique à ouvrir des aéroports de drones et à partir de ce moment, la plupart des livraisons de vivres se font par le biais de drones fonctionnant a l’énergie solaire.

La région du Katanga possède encore (et c’était totalement inespéré avant 2020) l’une des plus grandes mines d’uranium d’Afrique, à Shinkolobwe. A son ascension au pouvoir, Katumbi va construire la deuxième centrale nucléaire d’Afrique après celle de Koeberg en Afrique du Sud. Elle possède 4 réacteurs nucléaires d’une capacité chacune de 920 MégaWatt. Cette dernière a la capacité de pouvoir alimenter en électricité la RPK, une partie de la RDC, le Rwanda et le Burundi en électricité. La centrale nucléaire devient une source de revenus considérables pour la RPK qui, grâce à l’approvisionnement en électricité de la région des Grands Lacs va permettre au gouvernement de la RPK de réinvestir cet argent dans l’éducation et la santé du pays. C’est grâce à ce développement que le pays va accueillir de grands scientifiques, dont le célèbre ingénieur qui a fait exploser une centrale à cause d’une virgule qu’il avait mal placée dans un calcul de rendement, Igor N, ancien collègue de cours à l’Ecole Belge de Kigali de Jonathan et Florian.

Après une épidémie d’Ébola survenue en 2027 la RPK a pris des mesures drastiques de contrôles aux frontières et de prévention. La région ne compte que des maladies mineures comme la grippe. Des maladies comme le sida ont disparu dans cette région mais d’autres maladies ont été découvertes comme le syndrome Verbaere dont l’origine géographique remonte jusqu’à Kibuye au Rwanda. Cette maladie porte le nom de la première victime recensée de cette maladie, N. Verbaere qui, comme par hasard, a également été le camarde de cours de Jonathan et Florian à l’Ecole Belge de Kigali, avant de s’enfoncer encore un peu plus dans la folie. Depuis l’instauration de cette politique de santé, la RPK compte plusieurs médecins étrangers, qui étaient venus former les médecins Katangais, mais ils sont tous finalement restés grâce à la beauté des femmes et des hommes du Katanga et la douceur des bières de la région.

L’accès à l’eau ne sera pas un gros problème dans cette région, la filtration et d’épuration de l’eau ont aussi été une priorité des réinvestissement de l’argent à blanchir de nos Florian et Jonathan. Ainsi près de 92% de la population à accès à l’eau potable. Les 8% restant préfère rester à la bière Simba.

Cependant, c’est bien connu, la roue de la fortune tourne. Aussitôt en haut, aussitôt en bas. L’avenir réserve malheureusement de mauvaises surprises pour Jonathan et Florian. Lesquelles ? En sortiront-ils indemnes ? Vous le saurez en lisant le prochain épisode de leur nouvelle d’anticipation la semaine prochaine.

(Imaginé et écrit par Jonathan et Florian ; revu, corrigé et adapté par M. Leeuwerck)

Florian et Jonathan sont deux étudiants de même pas 20 ans qui terminent leurs études à l’Ecole Belge de Kigali. Ils se sont soumis à l’exercice d’imaginer, sur base de recherches, leur vie quand ils auront 60 ans.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *