Je suis en pleine crise éditoriale

J’ai un grand besoin de me confier à vous : je suis en pleine crise éditoriale et pour un blogueur, ça revient à dire que je suis en pleine crise existentielle… Le billet sera long, je vous préviens et vous serez mes thérapeutes.

Alors voilà, je me confie à vous, je suis en pleine crise éditoriale… Je ne sais pas si je dois m’en étonner d’ailleurs, depuis le temps que je blogue ! Bon, je vous explique les raisons de ma crise éditoriale, mais d’abord, je vais faire un petit rappel de ma « carrière » de blogueur.

Ma « carrière » de blogueur

J’ouvre un blog en 2011, vaille que vaille sur WordPress, le profil de Sproutch La grenouille est créé. [Il fallait être courageux car à l’époque, heureusement que cela a changé (enfin, un peu), mais la connexion Internet était vraiment merdique à Kigali]. Le but premier était de présenter des manips faciles à réaliser avec les moyens du bord… Après quelques années en Afrique, même dans une école belge (plus internationale que belge en fait), il m’a fallu improviser plus d’une fois mes expériences et démos avec des bouts de ficelle, ça a souvent donné des manips très rock’n’roll ! D’où le concept de Rock’n’Science.

Une fois que j’ai commencé à accumuler les manips à moindre coûts, j’ai mis sur pied, avec l’aide de l’École Belge de Kigali, des formations en sciences expérimentales aux collègues d’écoles locales ; ce que je continue à faire, mais les sujets se sont diversifiés… Par exemple, je vais prochainement donner une formation sur l’enseignement de l’écologie à… une congrégation de bonnes soeurs, si c’est pas Rock’n’Roll ça ! La prochaine fois, je leur proposerai une formation sur l’évolution, promis ! Je partagerai les photos.

Donc, avec ces manips Rock’nRoll, est né le concept de Rock’n’Science! Yeah.

Deux ans après la création de mon blog, je rejoins le Café des Sciences, (c’est fort de science) LA plateforme des blogueurs de sciences francophones. Enfin, quand je dis blogueurs, il y a des vidéastes, des podcasteurs, des dessinateurs qui se retrouvent autour de la passion des science et de leur diffusion. Je suis extrêmement fier d’appartenir à cette joyeuse communauté qui a pris le parti d’une science qui touche tout le monde, sans jamais tomber dans les travers hermétiques, élitistes et rébarbatifs que l’on retrouve trop souvent dans ce domaine. Aussi, je suis très reconnaissant aux membres du Café des Sciences pour leur accueil, leur aide et écoute malgré le fait que je réside au Rwanda. On a même écrit un livre, avec tous les blogueurs : La science à contrepied ! Merci le Café des Sciences !

Au sein de toute cette émulation au Café des sciences, j’ouvre une chaîne Youtube, Sproutch Lagrenouille, mais vraiment sans prétentions je vous avoue, à part rigoler un peu plus. Je suis admis, à mon grand étonnement, dans les rangs de « vidéosciences » où je côtoie des mastodontes de la vidéo scientifique francophone ! Je m’y sens assez petit voir insignifiant mais… Merci Vidéosciences !

A la toute fin de l’année 2013, je suis admis comme blogueur sur la plateforme de l’Agence Science Presse. Là, c’est un autre type de structure. L’équipe de journalistes de l’Agence contrôle tous les billets de manière rigoureuse. J’y publie d’anciens billets et d’autres articles en parallèle sur le plateforme de l’Agence et sur mon blog. Une autre expérience aussi ! « L’Agence Science-Presse est un média indépendant, (…)  qui a pour mission d’alimenter les médias en nouvelles scientifiques. Elle est la seule agence de presse scientifique au Canada et la seule de toute la francophonie qui s’adresse aux grands médias plutôt qu’aux entreprises » : peut-on lire sur leur site.

Pourquoi ? « Parce que tout le monde s’intéresse à la science » ;-). J’y rédige entre autres une série de billet pour faire découvrir les carrières de la science aux plus jeunes, « Pourquoi je suis devenu prof de sciences ? ». Là aussi, même si la révision des publication est centralisée, cela n’empêche pas une bonne communication, du temps investi par les responsables de l’agence, des conseils professionnels et un énorme enthousiasme et efficacité pour la diffusion des sciences auprès du grand public. Je suis également très fier d’appartenir à cette sympathique communauté ! Merci l’Agence Science Presse.

Appartenir au Café des Sciences et être blogueur à l’Agence Science Presse m’a donné pas mal de confiance en moi, en mes sujets, et ma manière de les traiter et mon écriture.

Mais avec tout ça, j’ai aussi un boulot et une famille… J’ai des passages à vide où j’écris moins, des moments où je suis inspiré, mais ne trouve pas le moment d’écrire. Je me fixe des objectifs, un rythme de publication et puis paf, ma fille ou mon fils attrape un rhume, une grippe une indigestion (et quand ils sont tout petits, on a l’impression que les enfants tombent tout le temps malades… C’est pour cette raison qu’on appelle ça la « crise immunitaire »… J’adore cette expression), quelques mauvaises nuits s’enchaînent et le blog, eh bien, il passe en bas de la liste des priorités.

Mondoblog et puis… passage à vide et crise « blogsistentielle »

Arrive 2014 et Mondoblog, la plateforme des blogueurs de Radio France Internationale. Un peu au hasard genre « pourquoi pas essayer », je décide de participer au concours de recrutement de nouveaux blogueurs et encore à ma grande surprise ma candidature est retenue pour une année test de blogging sur la plateforme. Je renonce donc à mon ancien blog et ouvre un blog chez Mondoblog. A partir de là, je dois produire du contenu valable pendant un an avec des conseils, des tutos et une super équipe de Mondoblogueurs !

S’ensuit une deuxième sélection pour les blogueurs les plus enthousiastes, réguliers et qui produisent des billets de qualité pour une formation fin 2015 à… Dakar ! Et je suis sélectionné ! Cette formation à Dakar, ça a été une superbe expérience. J’y ai rencontré plein de gens, renforcé mes compétences de blogueur et de rédacteur de contenu web, fait plein de copains, vidé des gazelles et senti appartenir à une véritable famille, unie par le même idéal de l’expression libre, sans contraintes, l’idéal du blog en fait. C’était justement la motivation qu’il me fallait pour continuer à bloguer. Merci Mondoblog.

Mais voilà qu’après la formation, j’ai eu un nouveau passage à vide. J’avoue que, pour être sélectionné pour la formation à Dakar j’ai pas mal investi de temps, je me suis fatigué et après la formation, je néglige un peu mon rythme de rédaction… En plus de cela, le fait d’avoir transféré mon blog de wordpress.com vers mondoblog.org a divisé de plus de moitié mon audience… C’est assez décourageant. J’avoue ne pas faire du blogging pour un max d’audience, évidemment, j’aime bien savoir être lu et donc, j’ai eu l’impression de devoir recommencer le plus difficile pour un blog : fidéliser une audience.

Bon, je ne me décourage pas et après quelques mois de flottement, je retapote du clavier, séduit par le dynamisme des lauréats de la formation 2016 de Mondoblog, le « Mondogang » et là, je me confronte à un nouveau problème : j’ai l’impression de faire le grand écart entre deux communautés de lecteurs : les scientifiques du Café des sciences et les Mondoblogueurs. En fait, au Café, j’écris au sein d’une communauté de fans de sciences et à Mondoblog, je suis le seul blogueur scientifique… Et donc, mes sujets ne plaisent pas toujours dans les deux communautés en même temps ! Par exemple, une manip, ça passe bien au Café, évidemment, mais ça passe inaperçu chez les Mondoblogueurs. Alors qu’une chronique ou un sujet d’actu, ça passe bien à Mondoblog, mais un peu moins au sein du Café…

Alors bon, j’écris quoi finalement ? Bon eh bien, je ne sais pas trop ce que je dois écrire. Vous me direz : « écris ce qui te plaît ! » Oui, « mais je ne peux pas écrire tout ce que je veux non-plus !« , je vous répondrai ! Mais oui, je voudrais revenir à une ligne de rédaction plus du style « blog des débuts« , avec ses tendances à la digression. Je suis un peu nostalgique de ma période WordPress.com, des blogueurs que j’y fréquentait, des histoires personnelles, sans prétentions, touchantes, drôles. Alors je me dis que j’aimerais en fait, écrire des chroniques, teintées de sciences bien-sûr puisque c’est ma formation, mon filtre pour voir le monde et l’analyser. Mais cette manière d’écrire, serait-elle assez rigoureuse pour mes compères blogueurs de sciences ? Et puis… et puis, l’idée m’est passée plusieurs fois par la tête mais…

…Et si j’arrêtais de bloguer ?

Eh bien oui ! Mais ne me jugez pas, ce n’est pas par lassitude, manque de courage mais plus dans l’esprit de « passer à autre chose ». Ça prend du temps de bloguer, ça ne me rapporte pas d’argent [(et je ne veux pas que ça m’en rapporte, c’est dans cet esprit de blogging que je m’aligne, (ouais, je suis un sacré Mohican)] :

Aussi ma vie et mes activités ont évolué : la vie de famille est très prenante et est devenue ma priorité principale (le boulot vient en seconde place) et en dehors de cela, mes activités scientifiques se sont tournées vers les sciences participatives. En ce qui concerne les expériences, je préfère les rédiger sur l’excellent blog collaboratif Kidi’Science. J’ai donc moins de manips et moins de choses à raconter autour d’elles et en plus, en consultant le net, les expériences à faire avec des moyens simples sont légions et très bien faites ! Est-ce que j’ai encore ma place au sein de tout cela ? J’ai eu ma période faste mais maintenant…

Voilà, je me sens dépassé et si je veux me remettre à niveau, je devrais investir plus, beaucoup plus de temps. C’est que le blogging est de moins en moins amateur… Enfin, je trouve. Ça se professionnalise, on ne peux plus se contenter d’écrire ce qu’on ressent, nos expériences, nos vies… Il faut bien calibrer les SEO, les mots clefs, son extrait de texte, et tout le bazar pour être en tête des requêtes Google…

La spontanéité laisse la place au calibrage d’audience. Vous me direz « mais c’est normal de bien calibrer le référencement de tes billets« , ce à quoi je réponds « oui mais je passe plus de temps qu’écrire mes billets à trouver mes mots-clefs, écrire un extrait sexy, trouver un titre encore plus sexy, me demander si je ne suis pas un peu trop putaclic, rendre mon titre moins sexy mais plus érotique, me flageller pour cause de putaclic et enfin me dire que je suis un Mohican du blog et que finalement, rien à foutre, je ne ferai que des SEO un tout petit peu sexy. » Ok. J’inspire, je bloque, j’expire doucement. Je recommence le cycle trois fois.

Et puis, il y a les réseaux sociaux. Ok. J’inspire, je bloque, j’expire doucement. Je recommence le cycle trois fois. Facebook pour moi, c’est devenu un peu un truc comme ça :

Feliks Tomasz Konczakowski art gif hot youtube GIF

Quand tu scrolles, tu as l’impression de contempler un immense trou de balle se dérouler à l’infini sous ton nez. C’est joli n’est-ce pas ? C’est de moi. Pas le gif, la phrase.

Voilà, à part ça, je n’ai pas grand chose à dire sur les réseaux sociaux. Sauf que J’ai essayé Twitter, mais j’accroche pas, cette histoire d’écrire des tweets super-courts, j’y arrive pas… En ce qui concerne Facebook, c’est plus compliqué à expliquer. Je dois l’avouer, je prends plaisir à voir passer les blagues, les nouvelles des amis. Ça me permet d’être au courant de plein de trucs mais ce geste, scroller, c’est vraiment vicieux. J’arrive pas à contrôler cette histoire et j’ai développé une sorte de dépendance à Facebook. Je tombe aussi, malgré moi et mes paramétrages sur des images, des séquences et des nouvelles que je ne tiens pas à voir… Pourquoi ne pas arrêter alors ? J’ai créé une fan page de Rock’n’Science, 415 abonnés.

C’est dans l’absolu pas énorme, mais ces abonnés, ce sont des anciens élèves, des amis, des collègues blogueurs et collègues profs… Encore une petite communauté sympathique ! Alors quoi, je les laisse ? J’admets que ça me ferait du bien de laisser Facebook… Je suis sûr que je pourrais vivre sans. J’ai vécu sans FB plusieurs décennies ! Mais le monde tournait autour d’autres choses aussi. Et voilà, bloguer, c’est se promouvoir et donc passer obligatoirement par les réseaux sociaux. Est-ce que je pourrais écrire mon blog en me passant de Facebook ? De Twitter ? Et de tous ces autres trucs nouveaux ? Oui ? Non ? Ou alors je suis totalement hors du temps… Je ne sais pas.

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Non, je ne sais pas

En fait oui, je sais. Je voudrais retrouver la notion du temps qui passe. Sentir que le temps passe.

L’Internet de maintenant, omniprésent et omnipotent accapare tous nos sens et nous donne sa conception du monde. Est-ce qu’il y a un espace pour mon modeste blog là-dedans ? Sûrement, oui, mais je ne sais pas où, ni comment… je voudrais juste écrire et ne pas me soucier du reste. C’est peut-être un peu trop utopique, non ?

Ok. J’inspire, je bloque, j’expire doucement. Je recommence le cycle trois fois.

Admettons que je continue à bloguer, je ferais quoi ? Des chroniques où je digresserais sur mes observations et mes impressions de naturaliste citoyen ? Je parlerais de mon quotidien de prof de sciences ? J’opte pour le putaclic, le fric, les flagellations auto-punitives parce qu’en fait, je suis un Mohican mais que je veux quand même gagner de l’argent avec des pubs pour des anti-virus et pour des filles ou des mecs qui ne vivent pas trop loin de chez mes lecteurs ?

Je ne sais pas… Ça me ferait de la peine de laisser mon blog… Six ans déjà… Mais quand-même, il faut savoir voir le changement et s’adapter, si on peut. Sinon, on est d’une autre époque.

Alors, je m’adapterais comment ?

Je m’adresse à vous, à toi, je sais que tu auras les mots justes et de bons conseils.

Merci.

 

20 réflexions au sujet de « Je suis en pleine crise éditoriale »

  1. Il faut aimer ce qu’on fait et faire ce qu’on aime. Mais on ne peut pas se disperser. Il faut « vendre » – pour vivre – ce qu’on fait. Il est normal d’avoir des « crises de croissance ». Demandez au « Passeur de Sciences » (P.B) pourquoi il a laissé sa chronique d’improbablologie. Etre chercheur est mieux qu’être blogueur.
    Avec ça arrangez vous.
    Amicalement « Un chercheur retraité »

  2. Ah ! ça fait trop du bien !
    Oui, quand on traîne trop dans les collectifs de bloggueurs on a parfois le sentiment d’être complètement à l’ouest… (pire, d’avoir pris un gros coup de vieux :), et face à la dictature de google analytics et du nombre d’abonnés, « mais qu’est-ce que je fous là ? »
    Il faudrait pouvoir reprendre les choses depuis le début, mais cette fois comme un vrai choix (non une espèce de contingence, un concours de circonstances ou cet espoir non formulé qui nous fit démarrer le projet) : écrire, raconter des histoires et donner tout ça en pâture à qui le veut bien. Qu’est-ce qui compte vraiment ? Je me permettrais une citation du dernier livre du philosophe François Julien (que je te recommande vivement parce que tu m’as l’air en plein dedans !) : « c’est ce qui se passe « en interne », entre soi et l’œuvre, dans le huis-clos qui se referme alors, qui compte désormais. (…) La pensée de la première vie s’accordait un temps illimité, en même temps qu’elle était pressée de se fixer et de s’imposer ; la pensée de la seconde vie sait désormais que son temps est compté, en même temps qu’elle ne se met plus sous la pression de réussir. »

    • Oui, reprendre les choses depuis le début ou alors, revenir à la source. Je me sentirais bien à l’aise d’écrire plus innocemment, revenir à des propos moins calculés. Lira qui voudra ! En route pour une deuxième vie.

      Merci pour le commentaire.

  3. Hey! Comment je comprends ce que tu traverses! J’en suis au même point avec SSAFT. 4 mois que je n’ai pas blogué… Près d’un an sans rédaction régulière. Comme toi j’ai testé d’autres formats (la vidéo, l’orga d’évènement, les présentations, le livre, etc.) et aucun ne me convainc aussi bien que le blogging, mais le blogging a perdu sa saveur des premiers jours. C’est peut être un passage obligé pour tous les touche à tout. Toujours est-il que j’essaie de me répéter quelque chose que je trouve important: la production, c’est bien, mais avant tout, c’est ce qu’on met dans sa propre caboche et celle des autres qui compte. Tant que tu arrives à trouver un moyen de faire ça, tu ne peux pas être sur la mauvaise piste!
    Courage!
    Taupo
    PS: pour le contenu que tu ne juges pas convenir au café, n’oublie pas qu’on peut mettre en place une agrégation par mot clé (c’est ce que je fais sur SSAFT). Du coup ça permet d’exclure des billets que tu trouves trop hors sujet.

    • Salut Taupo !

      Merci pur ton commentaire.

      Une piste est en train de naître dans ma tête… Mais je dois encore un peu creuser…

      Sinon, je n’arrive plus à accéder à ton blog, il aurait été suspendu, c’est normal ?

  4. Mince, c’est incroyable comme ton billet me parle … D’ailleurs, je suis partie de facebook, je supporte de moins en moins. Mais peut-on effectivement bloguer sans se promouvoir ?
    Si ça peut te consoler ou te rassurer, je traverse la même crise, à quelques nuances près. Si tu veux, on crée le club des « blogueurs en crise anonymes » ?

    Ahaha !
    Amitiés.

    • non, non, c’est pas la crise du tout, mais plutôt une reprise en main de la démarche. La promo ça saoule, c’est comme la com’ pour la com’, et le SEO est une prison. ça oblige à des remaniements de textes, pas d’allitération, pas de jeux de mots, attention votre titre est trop court, attention il n’y a pas de liens internes qui font chier tout le monde, attention vous ne répétez pas 50 fois le même mot. On se demande si on peut encore écrire… et du coup, si on a vraiment envie de s’adapter à la fabrique… Quand on a explosé sa télé (avec une guitare hahaha), ce n’est certainement pas pour refaire aujourd’hui la même chose avec le net. Avec quelques lecteurs fidèles on a plus de rigolades qu’avec des milliers de clics anonymes (et parfois même pas « humains ») qui font monter les stats. Alors, oui, on monte un club quand tu veux, mais pour aller boire une mousse !

        • Merci, c’est très sympa. Faut aller à Kigali pour boire une mousse ? cool ! Sinon, un de ces quatre, si ça te branche, j’aimerais bien faire un bricolage sur un de tes billets, cadavre exquis, en famille ! (parce que pas question d’arrêter ton blog !)

          • Wohoo ! Ok, pour une mousse à Kigali ! Je fais mes mousses moi-même ici ;-).

            Merci pour la proposition de cadavres exquis ! Et en échange, je pourrais faire quoi pour toi ? Un billet sur un sujet compliqué imposé ?

    • Salut Dieretou,

      Merci pour ton commentaire ! Ben oui, créons un club ! Pour la promotion ? Faisons ça à l’ancienne ! On s’abonne à nos blogs par newsletters, on se lit et on s’amuse entre nous. Toute personne voulant s’amuser avec nous sera bienvenue.

      Et je viens de m’abonner à ton flux rss, voilà, un premier pas 😉

      Chao !

  5. Salut Eric,

    j’ai retrouvé un dessin que tu avais réalisé illustrant nos TP électricité à l’ULB. j’aurais aimé te l’envoyer : une petite madeleine proustienne laborantesque…
    qui révèle déjà ton gout pour les sciences « appliquées »
    je ne trouve pas ton e-mail. Peux tu me l’envoyer?

    PS: Félicitations pour la famille ;-))

    • Oooooh! Valérie ! Mais c’est extraordinaire ça ! Ça fait tellement longtemps ! Et ce dessin là, c’était avec notre prof (je ne rappelle plus de son nom) qui avait plein de poils dans les oreilles, une sorte d’hypertrichose et son assistant à la banane de rockeur aux mains calleuses et casi atrophiées dans une position étrange à cause, selon nous, de trop s’électrocuter en TP ? Mais ça date du siècle passé !

      Bon, je t’envoie un mail.

      • Ah, j’avais oublié de te dire, je suis tombé sur Brïte Pauchet à l’Agence Science Presse, elle a fait les candi agro avec nous pour ensuite disparaître… Et réapparaître ! (C’est du MC Solaar ça ;-)), elle bosse dans la rédaction de contenus scientifiques de vulgarisation, super cool !

        Bon, je t’envoie un mail maintenant.

  6. Oh là là Eric mais qu’est-ce que ce texte est fantastique !! Au début ça donne envie de rigoler parce que, évidemment, tu ne peux et tu ne dois pas abandonner le blogging. Mais ensuite ça devient pathétique, triste, existentialiste, de moins en moins scientifique et de plus en plus romantique.
    Sans hésitation, CECI EST TON MEILLEUR ARTICLE. Car tu es passé par une phase à laquelle transitent tous les puristes du blogging-passion. Tu nous as raconté ta vie de blogueur mais en réalité c’est de ta vie tout court que tu nous parles. Tu ne sais pas si on te lit et si on t’écoute, et surtout si on a encore envie de te lire et de t’écouter davantage.
    Ce texte n’est donc pas long comme tu as dit, mais il est plutôt beau. On l’aurait terminé même s’il avait fait plus de mille pages. Il est sublime, il est nostalgique, il est revendicatif de l’investissement que tu as fait pour le blogging et dont tu te demandes quelle en est la récompense. Et pourtant elle est bien là, cette récompense, juste à côté de toi.
    La récompense c’est qu’on ne voudrait surtout pas que tu arrêtes de continuer à nous raconter tes histoires…

    Binôme, check !!

  7. Merci Eric pour ce billet magnifique. Chaque fois que je te lis, je me rappelle toujours de tes Gazelles à Dakar. J’ai retenu de toi un homme à la fois dynamique et en quête de visibilité. Ton billet déballe presque ta vie personnelle et je me rend compte qu’il serait vraiment difficile de te donner un conseil sur la base de ce seul billet.
    En fait, pour moi, le blog est considéré comme un projet intime et personne qu’on prend à un moment de sa vie. Si tu veux une illustration, c’est comme la décision que tu prends de te marier. Cela implique donc des engagements et des sacrifices personnels dont la récompense n’est autre que la satisfaction d’avoir rendu service. Donc, le blog est une entreprise où le blogueur se met entièrement au service des autres. Pris autrement, il devient harassant et agaçant. Tu te sentiras alors fatigué et débordé parce que tu n’as pas pris le temps de lui réserver la place qu’il mérite, comme tu le si bien à ta femme et tes enfants. Le blog doit avoir sa place dans ta vie, il doit jouer un rôle dans ta vie comme tu le sont ton job, tes vacances, tes loisirs. Autrement dit, quelqu’un qui fait du blogging une vocation se sentira mal à l’aise s’il ne blogue pas.
    Pour te raconter un peu mon cas personnel, j’ai fais deux ans à réfléchir sur la méthode à adopter pour être utile à ma société. Ma communauté de handicapées a sérieusement besoin d’une visibilité. Quand je me suis rendu compte que l’écriture est une arme de combat pour me libérer des pressions sociales, j’ai alors opté, à la place d’un livre, pour le blog qui a l’avantage d’être lu par des millions de personnes. Mon objectif c’est de partager ma vision sur des questions existentielle en alertant l’opinion car l’histoire est notre propre maîtresse.
    Pour finir, si j’ai un conseil à te donner, je te dirais de choisir la méthode suivante : tu te décides de rédiger un article par mois ou chaque deux mois que tu pourras publier sur le blog concerné, en fait tu te donnes l’obligation de rédiger 6 à 12 articles par an. ça fait du bien de se sentir utile.
    Belle journée!

    • Hello Tchakounte !

      Ça me fait plaisir de te lire ! Je tiendrai compte de tes recommandations. J’ai toujours eu du respect pour ta force, ton énergie et ton engagement pour la société ! (Et ton volume sonore aussi ;-)) Merci de partager ton expérience dans ce moment de doute, ça m’aide beaucoup !

      A bientôt.

  8. Ping : Pour conclure ma crise éditoriale - De la science sauvage pour des cerveaux en ébullition

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