Toujours pas de prix Nobel pour les pénis raides et les seins siliconés

Elle est super cette citation du Prix Nobel de Médecine :  « Dans le monde actuel, on investit cinq fois plus en médicaments pour la virilité masculine et en silicone pour les femmes, que pour la guérison de l’Alzheimer. D’ici quelques années, nous aurons des vieilles aux gros seins et des vieux aux pénis bien raides, mais aucun d’entre eux ne se souviendra à quoi ça sert. » Drauzio Varella.

Je reçois cette phrase chaque année sur les réseaux sociaux à la saison des Nobel… Mais comme l’a bien dit Abraham Lincoln, le célèbre Président des USA à l’époque de se présidence : « Le problème avec les citations Internet est de savoir si elles sont authentiques ou non« .

Tout ça, c’est un peu comme toutes ces choses absurdes que l’on fait dire à Einstein, la phrase tape bien, on ne vérifie pas forcément la source, ça fait le buzz et on passe tous pour des imbéciles !

L’auteur de la phrase des gros seins et des pénis raides serait Drauzio Varella, il est bien Docteur en médecine mais il n’a jamais reçu de prix Nobel de médecine puisqu’il ne figure dans la liste des Lauréats Prix Nobel Médecine et Physiologie.

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Même la presse officielle se fait berner ! SudInfo, une agence de presse belge a titré un article « des vieux à la verge dure qui ne se rappellent plus à quoi ça sert » en vendant Varella pour un prix Nobel. Si la presse n’est pas capable de vérifier si quelqu’un est prix Nobel, la diffusion des idées scientifiques pour le grand public est vraiment mal barrée…

Cependant, c’est quand-même un sacré type ce Varella ! Cet oncologue brésilien est un vulgarisateur scientifique qui a son propre talk-show qui est à la limite du militantisme pour une pensée athée et les droits aux soins médicaux pour tous.

Et les bonnes phrases, ça le connaît ! Sa plus célèbre citation serait celle des pénis raides et des seins siliconés, si ce n’est que… Il avoue lui-même ne pas être l’auteur de la phrase comme nous le disent les décodeurs du journal Le Monde.

Mais honnêtement, Drauzio Varella n’a pas besoin qu’on lui attribue la paternité de belles phrase, il distribue déjà les punchlines dans son émission, mais pas encore à sa cérémonie du Nobel de Médecine.