Lagrenouille

Blagues à caractère scientifique : une chaîne ?

Quelles sont vos meilleures blagues scientifiques ? Et si on faisait une chaîne ?!

Voilà le principe :

  1. Publier sur nos blogs et sur le c@fé des sciences nos meilleures blagues
  2. Expliquer brièvement le principe scientifique qui s’y rapporte
  3. On se marre ensemble !

Des blagues valent mieux qu’un grand discours :

Vite-vite la suite !


Blague à caractère scientifique : le Principe d’Incertiude d’Heisenberg

Pourquoi Heisenberg a-t-il eu du mal à avoir des enfants ? Parce que quand il avait la bonne position il n’avait pas la bonne vitesse et quand il avait la bonne vitesse, il n’avait pas la bonne position !

 

 

Cette bonne blague de geek est inspirée du fameux principe d’incertitude d’Heisenberg par lequel il démontra dans les années ’20 que le simple fait de vouloir localiser une particule telle que l’électron occasionne une incertitude dans la quantité de mouvement de cet électron. Dans l’égalité suivante où x représente l’incertitude relative à la position, p l’incertitude relative à la quantité de mouvement et h la constante de Planck :

 

 

(x)(p) h

 

 

Et si par exemple x, l’incertitude liée à la position d’un électron est égale à 0 alors p, l’incertitude liée à la quantité de mouvement doit être infini !

 

 

En bref, si on la position d’une particule telle qu’un électron on ne peut pas avoir sa quantité de mouvement et si on a sa quantité de mouvement, on ne peut pas déterminer sa position… Ce principe d’incertitude ne s’applique qu’aux particules atomiques et subatomiques dont l’observation peut être modifiée par l’observation elle-même, par le choc avec un photon par exemple.

 

 

Pour la petite histoire, Heisenberg a bel et bien eu des enfants dont des jumeaux, il ne les a sûrement pas conçus dans son labo, arf.

 


La muscu des plantes carnivores

[Courrier des lecteurs] Je voudrais savoir comment les plantes carnivores font pour se refermer sur les insectes. Ont-elles des « muscles » ou des « nerfs »? AaaAaaaAh ! La mignonne petite question que je reçois ce matin.

Eh bien voilà : ni muscle ni nerf – sympa comme slogan – chez les végétaux car sinon, ce seraient des Ents et à ma connaissance, il n’y en a que dans le Seigneur de anneaux, et si les Ents s’étaient déjà rendus compte des effets du réchauffement climatique et de leurs responsables, ils seraient déjà venus nous casser la figure… Donc, cette hypothèse tombe à l’eau.

 

Par contre en ce qui concerne le mouvement impressionnant de nos plantes, il s’agit d’un problème de transport actif d’ions et de turgescence. Je m’explique. Les cellules végétales fonctionnent comme le système ballon-baudruche : la paroi cellulosique, rigide et à l’extérieur peut être gonflée par sa baudruche, la vacuole. La vacuole, réserve d’eau des cellules végétales, peut être gonflée ou dégonflée en eau selon les conditions hydriques du milieu. Quand les vacuoles des cellules sont pleines, la plante est turgescente, elle est droite et rigide, sinon, si les vacuoles sont vides, les cellules sont « dégonflées », la plante fane.

 

 

En ce qui concerne nos plantes dites carnivores, on pense de suite à la famille des Droséracées (car toutes les plantes carnivores se sont pas capables de mouvements) dont les mouvements de la Dionée sont particulièrement impressionnants :

Dionée

 

 

Dans ce cas, la plante est capable de compter sur son stock d’eau pour réguler la turgescence de ses cellules et tout cela, en créant une pression osmotique différente entre plusieurs cellules. Pour ce faire, lorsque la plante reçoit le signal qu’une pauvre mouche est venue fourrer ses organes buccaux dans le creux d’une « mâchoire » du végétal, le tissus cellulaire qui fait office de charnière de la « bouche » de la plante fait circuler l’eau d’une couche de cellules vers une autre :

 

Je sais, l'image est pourrie, mais en plissant les yeux on arrive à lire quand-même un peu.
Je sais, l’image est pourrie, mais en plissant les yeux on arrive à lire quand-même un peu.

 

Cela se fait grâce au transport actif d’ions d’une cellule à l’autre, ce qui engendre une circulation d’eau de part la variation de pression osmotique et une dépense d’énergie, sous forme d’ATP (généré par une potentiel chimique engendré par un gradient de protons, dans les mitochondries mais ça, c’est une autre histoire…). Ce mouvement est très coûteux en énergie pour la plante ! Elle ne le fait que si la prise est sûre. Attention donc où vous mettez les doigts ! Arf.

Crocodile du Nil en attente d’un repas

 


De la bière d’Hibiscus

C’est une recette (enfin, une expérience de biochimie quoi) qu’on se dispute nom d’un petit bonhomme ! Du vin d’Hibiscus au miel, hmmmm ! Et ça monte vite à la tête, attention. Mais c’est bon. Je me suis véritablement fait harceler dans les allées de l’école pour que je livre mon secret, ce labo réalisé pour illustrer l’étrange mystère mystérieux (redondance) de la fermentation alcoolique :

C6H12O6 2C2H5OH + 2CO2 + Ɛ

AaAAAaaAh ! Mais qu’est-ce qui se cache derrière ces signes kabalistique ? De la chimie moderne Lavoisiéenne Môsieur-Médème !

Le glucose, C6H12O6, métabolisé par la levure Saccharomyces cereviseae, est transformé en éthanol C2H5OH avec dégagement de gaz carbonique et d’Energie ! Et là est le nerf de la guerre du métabolisme, s’approprier l’énergie contenue dans les liaisons covalentes des molécules de sucre.

L’énergie dégagée par cette réaction est relativement faible, 2ATP par mole de glucose, car elle se fait en absence d’oxygène, c’est une fermentation anaérobie, alcoolique de surcroît, puisque le produit de réaction est de l’éthanol. D’autres 36 ATP restent cachés dans l’éthanol… D’où le fait que son oxydation dégage pas mal de chaleur.

Notre source de sucre ? Le miel ! Nos chimistes ? Levures sèches de boulanger.

Allez, rapidos, la recette :

Ingrédients (réactifs) :

  • Fleurs d’Hibiscus rouge
  • Miel
  • Levures sèches
  • Eau

Matériel :

  • Bouteille (autant de litres que vous voulez produire) avec bouchon
  • Casserole
  • Une source de chaleur

Manip :

Délayer une cuillère à café de levure dans de l’eau tiède avec une cuillère à café de miel. Laisser reposer jusqu’à ce que nos amies les levures se soient réveillées. Elles se réveillent en faisant des bulles de CO2.

Réaliser un bon jus de Bissap, c’est à dire, faire bouillir cinq minutes une poignée de fleur d’hibiscus dans un litre d’eau et rajouter du sucre jusqu’à ce que le goût vous plaise. Il y aura autant de moles d’éthanol produites que de sucre au départ de la fermentation.

REM : oui, les proportions sont subjectives… Cette manip est empirique, ah, la science rock’n’roll !

Une fois que la température de la solution de Bissap est tombée aux alentours de 40°C, la température optimale pour l’activité des levures, verser les levures activées.

Homogénéiser, recouvrir la bouteille de son bouchon SANS LE FERMER car le gaz carbonique doit se dégager mais sans pour autant laisser rentrer de dioxygène qui inhiberait l’activité anaérobie des levures… En effet, dans des conditions aérobies, les levures respirent, ce qui est plus rentable énergétiquement pour elles (38 ATP par mole de glucose !), mais alors, il n’y a pas d’alcool.

Il faut laisser la biochimie opérer minimum 72 heures, la bouteille doit être à l’abri du soleil et dans un endroit chaud.

Bonne dégustation ! (C’est meilleur frais !)


J’ai enfermé 400 ppm

Fini de rigoler. Moi, je veux pas aller plus loin, j’ai enfermé les 400 ppm de CO2 atmosphérique dans une bulle avec une plante.

Un jour peut-être, un de mes gosses, un gosse de mes gosse, ou un enfant d’élève retirera le bouchon de la bulle quand la concentration en gaz carbonique descendra et repassera symboliquement par 400 ppm, c’est quand il y aura de l’espoir.

Je n’aurais pas été tenté de cliquer sur l’article de Matières Vivantes 400 ppm désabusé si je n’avais pas confondu ppm avec bpm. Quel con. Mais l’article est super. Et je n’aurais pas eu envie, le 16 mai 2013 d’enfermer les 400 ppm CO2 dans une bulle si je n’avais lu cet article et vu ce petit vieux, au hasard des dérives Internet, qui avait enfermé une plante dans une bouteille en verre depuis 1972.

Des plantes dans des bouteilles

Alors, j’ai fait la même manip, j’ai été chercher dans le jardin de l’école une Tradescantia, je l’ai placée au fond d’un ballon à fond rond avec un peu de terre, je l’ai laissé tranquillement prendre racine, dialoguer biochimiquement avec la microfaune de son petit bout de terre et pousser un peu en attendant l’annonce fatidique de la Keeling Curve. 400,27 ppm ce 16 mai 2013, record battu depuis au moins 2,5 millions d’années. Au revoir Tradescantia, je t’enferme avec ton stock d’

H2O, d’O2 et de CO2, symboliquement, pour gérer ton oikos, ta maisonnée, racine étymologique d’écologie. Je ne te laisse pas à l’abri du soleil, le moteur photosynthétique, qui imposera l’équilibre homéostatique entre toi, la microfaune de ton petit échantillon de terre et tes gaz.

Microécosystème
Microécosystème

Car notre planète terre, c’est la même chose que la bulle de ma Tradescantia, une croûte de terre derrière une couche de verre atmosphérique. La biosphère se gère, à quelques détails près, sans apports extérieurs. A moins de brûler tout un stock de toutes sortes d’hydrocarbures enfouis dans la croûte terrestre depuis des temps immémoriaux, sous prétexte de croissance économique (infinie en théorie, mais l’économie n’est pas une science et les économistes sont des charlatans) et de consommation.

Ouais, je voudrais vivre dans ma petite bulle de verre avec ma Tradescantia, respirer un air déjà ancien à mes cellules, comme si tout cela n’avait été qu’un mauvais rêve.


Un anus dans le gland, des lèvres sur le pénis

On parle d’anus et de gland… Mais oooooh ça va ! C’est pas moi, c’est parmi les perles des corrections de mes examens de sciences, session juin 2013 !

C’est toujours à ce moment des corrections des examens de fin d’année qu’on se demande si on a bien fait notre boulot… Mieux vaut rire qu’en pleurer, non ? Surtout que globalement, les examens se sont bien passés !

Allez, place aux perles en photos.

Darwin award
Darwin awards
Pyramide alimentaire subjective
Le plan d’une chasse au trésor
Idées noires…
Anus dans le gland
Les commentaires sont nécessaires ?
Fin des corrections !

 

Bonnes vacances !


Filtre à eau session 2012-213

Fabrication de filtres à eau avec les moyens du bord pour les élèves de deuxième secondaire de l »Ecole Belge de Kigali.

Les S2 ont plus ou moins bien géré la réalisation de leur filtre à eau, dont le procédé est déjà expliqué ici. Un seul bon résultat (attendu), le filtre au design travaillé (coque en peau de bananier tressée) de Grégory, Florian  et Koos est le seul à avoir donné de l’eau claire et non colorée. J’ai même bu l’eau sortie de leur filtre et je n’ai toujours ni colique ni caca mou. Je rappelle que si j’ai la diarrhée dans les 15 jours (temps d’incubation d’amibes ou autre salmonelle), le groupe perd la moitié de ses points.

Flo, Greg et Koos au travail avec leur filtre
Flo, Greg et Koos au travail avec leur filtre

 

Et voilà le résultat : eau filtrée
Et voilà le résultat : eau filtrée

Bon travail les gars.

 


Les 300 rhinos du parc Limpopo ont été exterminés

Avec la complicité de gardiens du parc, ce mois d’avril a vu les 15 derniers rhinos du parc Limpopo se faire exterminer par les trafiquant de corne.

La nouvelle est sans appel, tous les Rhinocéros, 300 en 2002, intégrés dans un programme de protection de grande ampleur de la faune sauvage dans le parc Limpopo au Mozambique ont été exterminés.  Depuis janvier 2013, près de 180 rhinocéros sur les 249 vivants dans le parc Kruger en Afrique du Sud ont été tués. La situation est véritablement intenable pour la protection des rhinocéros d’Afrique puisque preuve en est que les braconniers et trafiquants ne reculent devant rien pour se fournir leur butin. En avril également, 8 cornes de rhinos ont été volées au Musée de Dublin avec une valeur estimée du larcin à près de 500.000 euros ! Les cornes reposaient depuis un an dans la réserve du musée pour éviter qu’il ne leur arrive malheur. A ce rythme là, les rhinocéros seront rayés de la surface de la terre dans quelques années.

Rhino au parc Limpopo

La poudre de cornes est vendue à prix d’or dans les marchés de médecine traditionnelle pour leurs propriétés « magiques ». La corne de rhino est composée d’une agglomération de fibres de kératine, comme nos ongles, nos poils et nos cheveux…

Personne n’a jamais voulu de mes poils de cul qui ont des propriétés hallucinogènes alors qu’ils ont la même composition chimique que la corne de rhinocéros. Dérisoire non ?

Ce qui tue le rhino, c’est l’ignorance.

IFAW

Goodplanet.info

Avec ça, mon coeur balance entre deux humeurs rock’n’roll…

Soit « The man who sold the world » de Nirvana (reprise de D. Bowie)…

[youtube=https://www.youtube.com/watch?v=fregObNcHC8]

…ou « Champagne » de Babylon Pression (non non ! Ce n’est pas une marque de bière ! au fût !)

[youtube=https://www.youtube.com/watch?v=smRTKRmwAm0]

 


La nature est un indicateur pH

Pourquoi se casser la nénette à chaque fin d’année scolaire à commander des indicateurs pH spécifiques ? On trouve tout ce qu’on a besoin dans la nature ! Il faut juste chercher un peu.

Une manip de recherche et développement avec les rhétos de l’Ecole Belge de Kigali, trouver dans la nature (les jardins de l’école) de potentiels indicateurs de pH. L’Hibiscus, on avait déjà fait, la preuve ici.

En partant du principe du labo sur l’Hibiscus comme indicateur pH qui a pas mal de zones de virages, il serait normal de trouver d’autres substances qui peuvent changer de couleur en fonction des conditions acido-basiques du milieu dans lequel elles se trouvent.

Le principe de la manip est simple : récolter tout ce qui serait susceptible de changer de couleur en fonction du pH : pétales de fleurs, même blanches, feuilles colorées même vertes… Ensuite, tester trois méthodes d’extraction : à froid avec l’éthanol à 95%, en décoction ou en infusion. Remarque d’expert, l’extraction à l’éthanol à froid fonctionne en général mieux.

Un peu de tout pour ton pH
Un peu de tout pour ton pH

Une fois que l’essence potentiellement indicatrice de pH est extraite, il faut la tester : quelques gouttes dans 3 milieux : acide, neutre et basique puis, observer si il y a des changements de couleurs, ce qui a été le cas avec, entre autres, le « muravumba » (une lamiacées… la détermination n’a pas été plus loin que le nom vernaculaire en Kiniyarwanda), ou la pulpe de figue (voir image ci-bas). Je n’ai pas trouvé de références concernant la pulpe de figue comme indicateur pH dans la littérature alors, les gars, bravo ! (Yeah, ça c’est du labo R’n’S !)

Pulpe de figue extraite à l'éthanol. De G à D : acide, neutre, basique.
Pulpe de figue extraite à l’éthanol. De G à D : acide, neutre, basique. AArgh ! La main de Maxime !

Un tableau de ce genre peut être complété par les élèves, histoire de formaliser le Labo…

Substance / Méthode d’extraction

ACIDE

NEUTRE

BASIQUE

Pulpe de figue / Ethanol Rose Rose clair vert
Thé / Décoction Brun clair Brun foncé Brun foncé

Les fabuleux découvreurs des propriétés indicatrices du pH de la pulpe de figue et sa méthode d’extraction sont Elliot Selles et Maxime Roux ! Bien joué les gars.

Alors, pour aller plus loin, chaque substance potentiellement utile pourra être testée dans des solutions préparées de pH allant de 1 à 14… Mais ça, ça prend du temps, pour connaître les zones virage plus précises, comme ici (merci wikipédia) :

Bon amusement !

Don’t forget to Rock’n’Science !

Indicateur Couleur (acide) Transition (approximativement) Couleur (base)
Chou rouge(acide – 1re transition) rouge environ 2,0-3,0 rose
Chou rouge (acide – 2e transition) rose environ 3,0-4,0 violet
Thé jaune environ 6,0-7,0 brun
Chou rouge (base – 3e transition) violet environ 6,0-7,0 bleu
Artichaut incolore environ 7,0-8,0 jaune
Curry jaune 7,4-8,6 brunorangé
Curcuma jaune 7,4-8,6 brunorangé
Chou rouge (base – 4e transition) bleu environ 8,0-9,0 vert
Betterave rouge environ 11,0-12,0 jaune
Chou rouge (base – 5e transition) vert environ 12,0-13,0 jaune
Thym jaune environ 12,0-13,0 brun


Elever ses bactéries à la maison

On m’a pas mal réclamé cette manip : réaliser un milieu de culture généraliste pour les bactéries ! Pour prélever nos amies procaryotes sur des poignées de portes, billets de banques, crottes de nez, lobes d’oreilles, aisselles, mains lavées, mains pas lavées…

La manip classique consiste à fabriquer un milieu de culture pour bactéries généralistes, et de verser ce milieu de culture dans des boîtes de Pétri. La recette du milieu de culture est la suivante :

  • Dissoudre 8 g d’extrait de viande (Oxo, cube Liebig,…) ou 3 g d’extrait de viande et 5 g de peptones dans de l’eau chaude, et porter au trait à 1000 ml;
  • Filtrer puis neutraliser (mettre à pH 7 (pH 6,8 à 7,2 – (7,4)) à l’aide d’une solution de NaOH 0,1M ou H2SO4 0,1M; (c’est mieux de le faire, mais c’est pas obligé si on a pas les moyens de le faire à la maison)
  • Ajouter à chaud 15 g d’agar-agar et laisser bouillir (± 20 min) jusqu’à dissolution complète de l’agar-agar. SOURCE

Pour réaliser cette manip à la maison, il est possible de se procurer le l’agar-agar (extrait d’algue qui fait office de liant) en rayon alimentaire dans les magasins ou en pharmacie. Mais on peut aussi faire le même milieu de culture en utilisant de la gélatine à la place de l’agar-agar. Dans ce cas, 100mL de bouillon sont mélangés avec 2g de feuille de gélatine. Pour remplacer les boîtes de Pétri, on peut utiliser des couvercles de confiture par exemple, à recouvrir avec du film plastique après inoculation des bactéries. Les boîtes de Pétri ou leurs substituts doivent être stérilisés, pour éviter toute contamination, au four à 160°C pendant une heure.

Comment inoculer des bactéries dans votre milieu de culture ? Très simple ! Il faut mettre le milieu de culture bactérien en contact avec le milieu dont vous voulez tester la présence de bactéries. Exemple :

  • Tousser sur le milieu de bactéries alors que vous avez mal de gorge (et après, une fois que vos bactéries se sont développées en colonies visibles, vous disposez d’une arme biologique et avez le pouvoir de contaminer vos copains avec vos bactéries !)
  • Frotter le milieu de culture sur un poignée de porte
  • Frotter le milieu de culture sur un billet de banque bien crade (de l’argent sale, haha !)
  • Frotter tout ce que votre imagination vous dit de frotter avec le milieu de culture (n’allez pas croire que je pense à la même chose que vous !)

Voilà ! Vous avez tout ce qu’il faut pour votre élevage de gentilles bactéries ! Bonjour les streptocoques et autres staphylocoques !